11:11 | Expo collective | 8 – 11 juin 22

Exposition collective proposée par la Galerie GABA

Vernissage le 9 juin 2022 à 18h00.

Très heureux pour cette nouvelle coopération avec la Galerie GABA !


11:11

11:11, heure miroir, symbole de synchronicité, est le point de départ d’une réflexion menée autour de phénomènes extraordinaires qu’un quotidien ferait presque passer inaperçu. Répétitions, heureux hasards, cycles, effets miroir, symétrie, sont autant de pistes que la vie met sur notre passage afin de mieux en comprendre le caractère unique et indissociable. Quand une réflexion projette son reflet, objets, fruits de la création humaine et prolongements de la pensée prennent vie au côté du vivant et s’accordent vers un sens commun.


31 rue Legendre – Paris 17ème
Entrée libre


Princesse d’un soir

Lorsque je suis allé aider à la mise en place d’une structure d’accueil à la jungle de calais début 2016, j’ai été saisi par l’omniprésence des bâches bleues pour assurer la plupart des fonctions de la vie courante. Ce matériau dérisoire, avec les palettes usagées, résonne en moi comme l’aveu d’une promesse non tenue. Face à la pulsion de vie des habitant·e·s du camps, j’ai eu honte.

Princesse d’un soir – 2022 – Bâche, ficelle, bijou fantaisie, fil de fer, mousse – L70cm x H150cm x P40cm


Baiser salé

C’était le soir des fiançailles
Demain ils marcheraient sur Londres
La mer a offert ses entrailles
Ne demeurent plus que leurs ombres

Baiser salé – 2022 – Gilet de sauvetage, bâche, aluminium – L45cm x H130cm x P20cm


Instant confus

Connaissez-vous Petit Bleu et Petit Jaune (Lionni – Ecole des loisirs) ? Et cet instant où ils s’embrassent si fort qu’ils ne deviennent plus qu’un, vert ?

Cette extraordinaire confusion née de l’abandon à une amitié, un amour sincère. J’explore l’entremêlement, le croisement, l’intersection, comme le surgissement d’une nouvelle histoire poétique.

Instant confus – radiateurs, couvertures, fil – 2021 – 120cm x 80cm x 90cm


L’Utopiste

Autoportrait

Si je devais résumer ma personnalité… C’est aussi cela un autoportrait, pas nécessairement une image, mais des clés à transmettre pour aider l’autre à nous cerner. Ce sont ici l’attitude et les racines qui prévalent à l’image, c’est aussi comme cela que je me défini.

L’Utopiste (Autoportrait) – Dr Martens – plâtre – chaussettes, cailloux – 2021 – 90cm x 40cm x 25cm


SENSIBLE | Expo personnelle | 4 nov – 5 déc 21

Exposition personnelle à la médiathèque Jean Moulin de Margny lès Compiègne.

Finissage le 3 décembre à 18h30

Présence de l’artiste les samedi 13 nov et 27 nov de 10h à 12h


EXPOSITION . SERVICE CULTUREL
Infos au 03 44 36 31 57
Médiathèque Jean Moulin
70, rue Aimé Dennel
Heures d’ouverture au public :
mardi et vendredi de 14h à 18h
mercredi de 10h à 12h et de 14h à 18h
samedi de 10h à 17h
Entrée libre



Tout ira bien

Une réflexion personnelle sur l’illusion sécuritariste et identitaire qui germe à nouveau autour de nous…

Comment peut-on croire que la fermeture de frontières, l’érection de murailles, la stigmatisation de l’autre rendra notre vie plus douce ? Comment peut-on imaginer que l’on vivra heureux et en paix avec ses proches si l’on agit de façon inhumaine avec celles et ceux qui sont dans la détresse ?

Et qu’on ne me dise pas : « Ce n’est pas si simple que ça… ».

Tout ira bien- fil barbelé, fil de coton – 2021 – 50cm x 40cm x 25cm


Éloge de l’imperfection

Oui, c’est mal fait. Et alors ?

La vie est mal faite, tout est bricolé, nos êtres, notre culture, nos croyances. Rien n’est vrai, rien n’est parfait. Qu’est-ce que ça veut dire mal fait ? Ça ne veut rien dire ! C’est pas droit ? C’est pas lisse ? Ça dépasse ? Qui juge de si c’est bien ou pas ? Pourquoi faudrait-il que tout ressemble à l’ouvrage d’un sur-être, d’une machine, qu’est-ce que ça apporte ? Qu’est-ce que ça emporte ?

La perfection nous bouffe, elle est une fausse marque de réussite. Elle est simplement l’aveu d’un renoncement à l’humanité. Chercher la perfection, la négation du défaut, l’ouvrage irréprochable, c’est nier que nous sommes nous même le fruit d’erreurs innombrables. Nous ne sommes qu’une étape du grand bricolage universel. Notre naissance, notre éducation, notre chemin d’adulte, qui saurait s’enorgueillir d’avoir été parfait ? Quel menteur croirait sa propre histoire, la fable du tout impeccable ?

Laissons nous séduire, transporter par la richesse du mal foutu. Si rien ne dépasse, si rien n’accroche, tout glisse et passe, que resterait-il à voir ou percevoir ? N’est-ce pas le travers, le pas droit, le tordu qui nous ramène à la vie ? Tout ce que notre culture a voulu effacer et que nous allons chercher à prix d’or chez nos ancêtres, chez nos semblables qui échappent encore pour un temps à la norme. Nous normons pour nous rassurer, nous assurer que rien ne nous surprendra, pour ignorer le grand bricolage, affirmer notre maîtrise totale et définitive. Puis nous recherchons désespérément les traces d’un passé pré-standard qui nous insuffle l’énergie du mal foutu. Du fait main ! Tu te rends compte, du fait main ! Comme c’est beau !

Pourtant la perfection faite main ne laisse pas indifférent. Des robots se cacheraient-ils parmi nous ? Comment est-ce possible ? Nous ouvrent-ils une porte vers le divin ? J’admire la perfection, je ne l’envie pas. Tant de temps et d’énergie passés à la recherche d’un absolu, l’illusion que nous approchons l’immensité d’un chêne millénaire, la grâce fascinante d’une baleine ondulant entre deux eaux. Et quand bien même nous l’atteignons, avons nous vécu ? Qu’avons nous vécu ? Une vie de travail pour nous prouver que nous pouvons dépasser notre condition de mortel imparfait. Et ? Avons nous dans cette quête vécu notre vie d’humain, mourrons nous avec le sentiment d’avoir été heureux, d’avoir rendu heureux ? Pourtant notre vie avait-elle de l’importance en comparaison de la grandeur de l’œuvre que nous léguons ? Combien de générations continueront de voir en notre ouvrage une preuve lumineuse de l’existence d’un absolu, du divin.

Et combien croiront que cette quête ne peut être la leur, parce que comme pour la plupart, leur éducation n’a été qu’un bricolage, inspiré de bricolages ancestraux. Nous admirons. Envions. Adulons. Croyons. Pas un geste. Pas un risque. Ne pas faire si ce n’est pas parfait. Ne surtout pas faire. Surtout si nous voulons vivre heureux. Contentons nous de nous nourrir de la perfection des autres. De celles et ceux qui « savent faire ». Mais qui sont-ils pour savoir faire, pourquoi elles, pourquoi eux, pourquoi pas moi ?

Bougez-vous, mortels ! Faites, essayez, tentez, goûtez la joie du « faire », de l’imperfection. Créez, sortez de votre camisole, chantez, écrivez, lancez-vous dans l’inconnu, c’est la seule chose que vous puissiez faire pour vivre intensément. Balancez vos télés, vos écrans, vos applis, ne croyez plus ce dont on vous gave, sortez et confrontez vous au vrai monde, aux vrais humains, il n’y a pas de limite, pas de bonne ou de mauvaise réponse. Cessez d’alimenter ceux qui ont besoin de votre temps de cerveau et de votre insécurité pour vendre votre pouvoir d’achat. Votre pouvoir n’est pas à vendre. Vos achats ne vous donnent que l’illusion d’une vie à peine décente. C’est le grand siphonage !

Réveillez-vous ! Émerveillez-vous ! Émerveillez-nous !

Présomption d’innocence

Jeunesse sacrifiée

Le monde est complexe, non ? Inspiré par l’actualité de ce mois de septembre Le monde est complexe, non ? Inspiré par l’actualité de ce mois de septembre 2021, procès des attentats de 2015, anniversaire du 11 septembre, coup d’État taliban en Afghanistan….

En choisissant cette arme de guerre plus que légendaire je fais appel à notre représentation des combats contemporains, guerilla, milices, coups d‘état, enfants guerriers, enfance violée ou volée. On n’est jamais sûr de savoir de quel côté l’arme est la plus meurtrière. Porter une arme ne serait-il pas déjà l’aveu, la conséquence d’une blessure ?